Le Papier mâché et moi.(1)
Le papier mâché s’est imposé à moi il y a plus de 15 ans. A l’époque, je peignais et, Christophe, un ami conteur a fait appel à moi pour l’aider à réaliser des masques pour l’un de ses spectacles contés.
Nous voici donc dans sa cuisine à essayer de nous souvenir des vagues notions de papier mâché apprises à l’école primaire.
Après un échange de « t’es sûre que c’est ça, il me semble plutôt que c’était comme ça… Mais non tu n’y connais rien ! (moi non plus d’ailleurs mais je mourrais sur place plutôt que de le reconnaître…) c’est comme ça qu’on fait…blablabla », nous avons entamé le processus de fabrication du papier mâché…
ATTENTION : la recette qui suit n’est ABSOLUMENT pas à reproduire !!!
Nous avons déchiré dans une casserole des boîtes d’œufs en carton, nous les avons mélangé avec de la colle à tapisser et nous avons fait cuire (oui, oui : CUIRE !!!) le tout.
20 minutes plus tard, nous avions recréé un succédané de produit pétrolier solide et grumeleux qui a fusionné définitivement avec la casserole et qui a plongé le quartier du Laveu dans une fumée noire nauséabonde (les journaux de l’époque ont dit que c’était Cockerill, en fait, non…)
N’étant pas du genre à persister dans l’erreur, j’ai empoigné le mixer : « ok, on a du louper une étape mais je suis sûre qu’on peut quand même en faire de la pâte (du cambouis….) ».
Et zou ! Plus de mixer ! Une mort quasi instantanée !
« C’est rien, je vais y aller à la fourchette ! » Action !
Scrotch, scrotch.
« Heu, t’es sûr que c’était de l’inox ta fourchette? »
Un saut à la bibliothèque du coin et quelques livres plus tard m’ont fait découvrir les innombrables possibilités créatives de cette technique. Mais je n’ai réellement commencé à plonger dans le chaudron que quelques mois plus tard… (À suivre)
Pour tous ceux et celles qui veulent préserver leur batterie de cuisine, j’organise des ateliers d’initiation et/ ou de perfectionnement du papier mâché!

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